Du changement et de la permanence de l'Etat. Au coeur des mutations contemporaines. Ouvrage collectif sous la direction de Serge Regour, Saïd Hamdouni et Didier Guignard avec la contribution Wanda MASTOR, IRDEIC
31 mars 2016
Les contributions ici réunies dressent le constat de la confrontation de l'Etat à plusieurs forces et phénomènes (mondialisation, nouvelles technologies d'information et de communication, sécurité...) et posent la question du devenir de l'Etat en termes de transformation de ses éléments, de ses missions et de ses attributs.

Depuis plus de deux siècles sur le vieux continent européen, et la fondation de l État-nation, la période contemporaine se manifeste crûment, brutalement, comme la première brèche taillée dans le postulat de la toute puissance de l État et de sa prégnance ontologique comme mode d organisation de la cité, comme traduction institutionnelle des exigences de la Raison. Pour la première fois, la crise de l État, constitutive d une crise du politique, est confusément identifiée par les citoyens mêmes les plus éloignés de toute spéculation sur la chose publique. Cette crise permet à certains commentateurs de la vie politique et à certains responsables politiques de poser, la question de la pérennité même de l État. Celui-ci est confronté à la toute-puissance du Marché, à la prévalence des technologies numériques transformant les citoyens en « nomades », à la supranationalité de l Union Européenne, aux transferts des pouvoirs vers les collectivités décentralisées, autorisant le projet d une « Europe des régions »... Pourtant, face à la diversité de ces défis, la permanence de l État, outre ses fondements historiques et anthropologiques, repose aussi sur le fait qu il constitue encore la seule instance réellement démocratique... Les contributions ici réunies dressent le constat de la confrontation de l État à plusieurs forces et phénomènes (mondialisation, nouvelles technologies d information et de communication, sécurité...) et posent la question du devenir de l État en termes de transformation de ses éléments, de ses missions et de ses attributs. Il en résulte que l État a perdu de son rôle central tant au niveau interne que sur la scène internationale : une espèce de démission remise par les pouvoirs publics à ses concurrents non-étatiques (Organisations internationales, Organisations non gouvernementales, sociétés transnationales, entités locales...). Une telle évolution ou révolution interpelle. Certaines voix du débat public plaident toujours pour ce vocable et cette forme du pouvoir politique. Pour d autres, certes, la mise à mort de l État n est pas effective, mais son processus de déconstruction est bel et bien entamé. Ils vont jusqu à s interroger: l État n a-t-il pas fini par intérioriser qu il est « le problème et non la solution » ?


Biographie de l'auteur
Sous la direction de Serge Regourd, professeur de droit public à l Université Toulouse 1 Capitole et directeur de l Institut du droit de l Espace, des Territoires, de la Culture et de la Communication (IDETCOM-EA 785) Saïd Hamdouni, enseignant-chercheur (MCF) à l Université Toulouse 1 Capitole (IDETCOM-EA 785), Habilité à diriger les recherches (HDR) Didier Guignard, enseignant-chercheur (MCF) à l Université Toulouse 1 Capitole (IDETCOM-EA 785), Habilité à diriger les recherches (HDR)

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Gaëlle LE MERER

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Informations sur l'ouvrage :

ISBN-13: 978-2362910708
Broché: 436 pages
Editeur : Editions Publisud (31 mars 2016)
Langue : Français
Dimensions du produit: 22,5 x 2,4 x 14 cm

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