Thèse soutenue par Monsieur EL YOUSFI ALAOUI Moulay Abderrahmane : "Police technique et scientifique et justice pénale au Maroc" dirigée par Madame Marie-Hélène GOZZI et Madame Marie-Cecile AMAUGER-LATTES
le 26 juin 2020
Arsenal
Visioconférence intégrale via Zoom

L’École Doctorale a le plaisir de vous informer que M. EL YOUSFI ALAOUI Moulay Abderrahmane a soutenu publiquement ses travaux de thèse intitulés "Police technique et scientifique et justice pénale au Maroc", dirigés par Madame Marie-Hélène GOZZI et Madame Marie-Cecile AMAUGER-LATTES du CDA.

Résumé :
 
L’évolution de la société et le progrès de la science et de la technologie ont fait de la police technique et scientifique un acteur incontournable du procès pénal. Dotée de la science, elle offre désormais de nombreux outils, très efficaces, grâce auxquels les différentes traces et indices retrouvés sur les lieux d’un crime peuvent être exploités pour reconstituer le déroulement des faits et devenir des preuves au moment du procès. Son champ d’action porte sur deux volets principaux ; le premier concerne l’examen de la scène de crime, en déployant des outils et des techniques scientifiques pour la recherche et la collecte des traces, jugées utiles pour l’aboutissement des enquêtes judiciaires et le second porte sur l’analyse de ces traces aux fins d’identifier et de prouver une présence, un acte, une personne, etc. Les moyens de preuve fournis par la police technique et scientifique sont très divers. Ils peuvent provenir de plusieurs sources, dont : les empreintes digitales, les traces biologiques, les indices balistiques ou numériques, les traces de pas ou de pneu ou les enregistrements de caméras de surveillance, etc. L’exploitation de ces indices ne se limitent pas aux affaires criminelles très graves, comme les homicides et les viols, mais utilisés également dans la simple criminalité dite « du quotidien ». La preuve matérielle, fournie par la police technique et scientifique, se caractérise par son objectivité, sa valeur probante et sa crédibilité. Elle a pu détrôner l’aveu reconnais jadis comme « la reine de preuves » et s’est placée au centre du procès pénal, pour décider de la culpabilité ou de l’innocence du prévenu. Malgré son apport quasi-systématique au procès pénal, les scientifiques et juristes doivent connaitre la limite de la preuve scientifique. En effet, et comme le montre plusieurs affaires criminelles, si le résultat fourni par la police scientifique est exact, son interprétation, elle, peut être fausse et conduit de ce fait à des erreurs judiciaires.

 
Mots-clés : Police technique et scientifique, justice pénale, Maroc,

Composition du jury:

Mme Marie-Cécile AMAUGER-LATTES

 

Université Toulouse I Capitole

 

Directrice de thèse

Mme Marie-Hélène GOZZI

 

Université de Corse

 

Directrice de thèse

 M. Guillaume BEAUSSONIE

 

Université Toulouse I Capitole

 

Examinateur

M. Ciril GOUT

 

Interpol

 

Examinateur

M. Mehdi MOUNIR   Université de Rabat   Rapporteur
Mme Haritini MATSOPOULOU   Université Paris XI jean Monnet   Rapporteur

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